L'école des métiers de la chasse et de la nature
Information et inscription du lundi au samedi sur rendez-vous

Toute l'actualité

La rivière de la Sorgues : le retour du Castor
Les étudiants de la MFR de Valrance sont partis à la découverte du Castor.

   Le Castor d’Europe, à la fin du 19ème siècle, était en voie de disparition en France.  Grâce à un programme de réintroduction sur la Dourbie et le Tarn il y a une trentaine d’années, l’espèce a pu s’implanter et coloniser d’autres affluents. Cette espèce est protégée par la loi. Il est donc interdit de lui porter atteinte, même s’il peut causer des soucis, notamment sur  les ripisylves.

  Le Castor est souvent confondu avec le Ragondin. Pourtant tous deux ont des caractéristiques bien différentes. Le castor est plus imposant mais pas moins agile sous l’eau. Il dépasse 13 kg alors que le Ragondin fait généralement moins de 10 kg. Plus remarquable, le Castor possède une queue plate qui lui sert de stabilisateur et de gouvernail alors que le Ragondin a une queue fine.  Cependant, les deux espèces sont végétariennes. Le régime alimentaire du Ragondin se base essentiellement sur les céréales, racines, herbes, glands ou autres. Le Castor, lui est plus friand des bois tendres du bord de rivière, de racines, d’écorces etc. S’il lui arrive d’abattre de plus gros arbres, c’est pour atteindre ses petites branches et il lui arrive même parfois de s’intéresser aux arbres fruitiers. Il ne s’écarte pas plus de 50 mètres du rivage. Le Ragondin, considéré comme nuisible, est plus à l’aise sur la terre ferme et peut prélever de quoi se nourrir dans les potagers et cultures. Le Ragondin  peut donner lieu à des actions de piégeage. Mauvaise nouvelle pour le castor qui peut s’aventurer dans ces pièges… d’autres solutions sont proposées afin de réduire son impact sur la ripisylve, notamment contacter l’ONCFS de l’Aveyron (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).

  Suite à la recolonisation du territoire par le castor, le Syndicat rivière en charge de la Sorgues et du Dourdou, a passé une commande auprès des étudiants BTS Gestion et Protection de la Nature de l’école Valrance à Saint Sernin sur Rance. Il s’agit d’étudier la répartition de l’espèce sur la Sorgues. À travers cette commande, les objectifs sont de « Contribuer à mettre en œuvre une politique de communication sur la présence du Castor et ses inter-relations avec la ripisylve. »

  Depuis novembre 2017, des prospections d’indices de présence ont été réalisé sur 46 km, depuis Vabres-l’Abbaye jusqu’à Cornus. Suite à ce travail, les étudiants se proposent de rencontrer la population pour recueillir son sentiment au sujet de cette espèce patrimoniale du sud-Aveyron.
 

Portes ouvertes 2019
samedis 26 janvier, 16 mars, 13 avril & dimanche 12 mai
de 9.00 à 17.00 (journée continue)
et sur RDV du lundi au vendred